De bonheur mon coeur s’est gonflé

Quand j’écrivais très régulièrement il y a deux ans, oui, deux ans déjà, j’avais écrit cet article qui évoquait ma peine de ne pas pouvoir accompagner V. le matin ou le récupérer à la sacro sainte heure des Papas/mamans.
Tu sais, ce moment, ou ton mini toi t’attend sagement plus ou moins sur le banc et que maitre ou maitresse l’appelle. Ou ce moment ou le coeur fier, tu le vois devenir grand et autonome, qui file vers ses petites amitiés, qui grandit, qui vit des choses sans toi, sa vie à lui quoi!
Certains penseront que c’est un gros inconvénient mais j’enseigne dans une zone différente de celle de mes enfants. Cela veut dire que chaque année, j’ai une semaine en commun avec eux uniquement, voire deux sans eux, une année sur trois, une semaine pendant laquelle je peux les emmener et les chercher à l’école, voir les maitresses, croiser des parents qui mettent enfin un visage sur la maman de J. et V.
J’apprécie cet état de fait. Déjà parce que je passe mes journées à préparer des petits gâteaux, à faire mes petits loisirs, coudre pour les petits, lire, changer de place aux meubles puis aussi parce que je peux enfin suivre les horaires de l’école.
Le matin, avoir le temps de se préparer, de prendre un petit déjeuner digne de ce nom, de ne pas les tirer du lit au pied de biche à 6h30, les tirer de leur sommeil, de voir leurs minois engourdis de la nuit écourtée.
Aller à l’école à pieds, se donner la main, commenter la glace sur les pare-brises, éviter les crottes de chiens en rigolant, découvrir que la voisine est la mamie d’un enfant de l’école, entendre V. râler parce que J. avance trop lentement avec ses mini gambettes, croiser une copine…

Et puis le bonheur de voir LEUR plaisir d’être enfin emmené par maman. Comme s’ils sortaient ce qu’ils aimaient le plus au monde, comme s’ils étaient avec leur modèle, la personne qui les aime le plus.
Voir J. courir après un camarade, l’apostropher pour lui dire avec la plus grande des fiertés que c’était moi, cette maman cachée, celle qu’on ne voit jamais puisqu’elle même a ses petits élèves adorés.
Entendre V. dire avec soulagement et bonheur à tous les adultes qu’il croise  » regarde, maman est là, c’est elle qui vient aujourd’hui, y’aura pas de garderie ».
Profiter de l’épanouissement contagieux de J. quand je viens la chercher et qu’elle se précipite dans mes bras, remarquer le sourire bienveillant de l’équipe pédagogique qui a pleinement conscience de la pépite que représente cette présence à CE moment de l’année.

Cette semaine, j’ai pu emmener et rechercher mes kids à l’heure des parents et le sourire ne m’a pas quitté les lèvres lors de chacun de ces moments.

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Et l’heure du goûter

4 réflexions sur “De bonheur mon coeur s’est gonflé

  1. Mariane dit :

    En fait, ton souci, c’est le souci de toutes les mamans qui travaillent, sauf qu’elles, elles n’ont pas les deux mois d’été avec leurs enfants, ni Noël, ni même les week end, parfois. Comme je te plains. Autant que je puisse comprendre la joie d’aller conduire/rechercher les enfants, bien sûr.

    • les tribulations d'une poulette dit :

      Mais ça, Mariane, c’est un tout autre débat, les vacances, le temps passé avec les enfants etc. Le débat des vacances des enseignants, je ne rentre jamais dedans, j’aime mon métier pour ce que je fais et pas pour ces avantages qui sont bien entendu non négligeables. Cet article avait juste pour but d’évoquer la joie de pouvoir mettre les pieds à l’école à un autre moment qu’à 7h du mat à la garderie ou 18H le soir. C’est tout à fait un autre débat et cet article n’est pas dans le but de susciter ce genre de réflexions. Chacun choisit sa carrière. Enseigner n’est pas forcément le métier le plus aisé, les personnes ayant des enfants savent très bien quelle patience cela requiert et dès lors, quelle patience il faut continuer à avoir le soir quand on enchaîne avec nos propres enfants, patience qui est souvent bien effilochée par la journée. Comme tous il a ses avantages et ses inconvénients.

      • maman débordée dit :

        je ne suis pas enseignante mais je comprend ce sentiment et te félicite de continuer à voir le bon côté! moi des fois je me culpabilise tellement que je ne sais plus comment faire! ;-)))

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