Et n’oubliez pas de prendre soin de vous

IMG_0009Depuis la rupture, la nouvelle vie, les événements pour certains très violents,dans les mots, dans les gestes de sa part mais aussi verbalement de gens qui avaient fait partie d’une vie lisse et sans pli, brûlant et effilochant une estime maternelle si durement acquise,  il a bien fallu que je puisse trouver un « espace de parole ». Garder toutes ces choses pour moi qui déteste faire de la détention de choses qui me ronge aurait été destructeur.

Mon premier espace de parole fût l’espace clos de ma collègue A. qui fût d’une écoute et de conseils sans faille mais surtout, impartial. Ce qu’elle me disait était juste, m’ouvrait les yeux et me faisait relativiser. Des fois cela me froissait car forcément, on a toujours envie qu’on abonde dans notre sens, mais tout ce qu’elle me disait me faisait du bien et faisait avancer la réflexion.Puis, j’ai senti que toutes ces choses étaient trop intenses, c’est une maman avec ses fragilités, une grande sensible(ben oui, c’est une vierge comme moi aussi) et que cela ne la rendait pas bien. C’est d’ailleurs là que j’ai du arrêter pour 2 semaines le travail. Je n’arrivais plus à concilier ma vie personnelle, les enfants, mes petits élèves, et le quitté. C’était trop! Et je ne voulais pas que mes élèves soient trop témoins de mes blessures…Je fondais sans cesse en larme.

Le deuxième espace de parole fût mes amies proches(L, A, A, E, M), ma famille et mes collègues proches.

Le 3 ème fût mon médecin que je n’ai jamais autant vu en si peu de temps. Adorable, bienveillant, comme un papa. c’est lui qui m’a aidé le plus à m’apaiser.

Puis je me suis remise à écrire. J’avais des choses à régler, que sous l’emprise d’émotions négatives, je n’avais pas pu mettre au clair. Eux, lui, elles ne m’entendaient pas. Tu aurais du nous dire que ça n’allait pas.

Autant chuchoter à des sourds et montrer la beauté du monde à un aveugle…

Mon blog, c’est ma page de liberté. Grâce à lui, j’ai pu leur dire de manière détournée ce que je pensais de tout cela. Je me fiche de savoir ce qu’ils en pensent. Ils ont eu leur temps de parole, ce fût pour m’enfoncer plus bas. Tant pis.

Le dernier espace de parole fût l’infirmière psy de V.

Qui me dit cette phrase:

« Mais VOUS, vous arrivez à prendre soin de vous, à vous reconstruire »? « Comment vivez vous l’absence des enfants »?

Au tout début du tumulte, les seuls moment où quelqu’un prenait le relais(et ce fût rare au début), cela me soulageait. Au mois de février la deuxième fois où j’ai eu les deux enfants absents pour une semaine(et V. plus n’oubliera pas de préciser celle qui dit l’aimer), ce fût un réel SOULAGEMENT. On s’oublie dans la maternité et la séparation. On ne pense qu’à protéger les enfants de toutes ces crises. Ils passaient avant tout.  Mais quand on a un enfant comme V. intense et assez fusionnel avec sa maman, son bien-être passe aussi par le notre. V. ne va bien que si je vais bien. Et je ne vais bien que s’il va bien. C’est couillon ça! Sauf que l’adulte c’est moi, donc il FAUT que j’aille bien, pour lui mais aussi pour MOI.

Oui je prends soin de moi. Et maintenant que les choses ont pris un rythme correct et que les bas sont moins récurrents que les hauts, je me trouve à avoir le bourdon quand je plie un petit vêtement ou que je range un jeu quand ils sont absents.

L’amoureux m’a dit « Ca se voit que tu es heureuse et complète quand ils sont là ».

Mais oui! Si seulement ça faisait pas tant de bazar et de bruit!!

J’ai appris à assumer d’être seule une semaine sur deux. Oui, une semaine sur deux, je redeviens uniquement la femme et plus la mère. Je vis à un autre rythme qui m’épanouit aussi. je vais au sport, je cuisine des plats appréciés par les adultes, je me bois un petit verre de vin ou un petit cocktail en soirée, je me lève tard le week-end, je fais des choses inutiles, parfois je ne fais rien de ma journée…

J’ai appris à ne pas culpabiliser d’être autant une femme qu’une mère.

Mieux vaut être femme et mère que mère frustrée, triste et fatiguée. J’ai appris à ne plus culpabiliser. Et c’est bon. Et ça va. Et quand je vis avec eux c’est à 100%.

N’oublions pas que nous éduquons nos enfants pour qu’ils vivent leur vie un jour. Et que nous même nous sommes les enfants de nos parents, qu’ils ne nous ont pas faits pour vivre que pour nous.

Même la maîtresse de V. m’a incitée à vivre pour moi les semaines sans enfant et de ne rien gérer de leur quotidien que lui c’est lui et moi c’est moi.

Qu’on soit mère séparée, mariée, en couple, célibataire, il ne faut jamais oublier de vivre aussi pour soi…

Et surtout prenez soin de vous….

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5 réflexions sur “Et n’oubliez pas de prendre soin de vous

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